Les premières L de l’Iroise se sont emparés du monde par la poésie et la cartographie !

"Pour l’enfant, amoureux de cartes et d’estampes, / L’univers est égal à son vaste appétit." (Charles Baudelaire)

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A la manière de Baudelaire dans son poème en prose "Anywhere out of the world", mais avec les outils du 21e siècle, les lycéens du projet i-voix ont été invités à dialoguer avec leur âme et à cartographier leur imaginaire : ils ont composé collectivement Anywhere out of the world 2015.

Chacun a exploré la destination de son choix via Google Maps et le web, écrit à son sujet un texte en prose d’inspiration baudelairienne, enrichi ce texte d’un montage photo ou audio, fixé sa rêverie poétique sur le blog i-voix et sur une carte collaborative en ligne.

Ils vous invitent à leur tour à voyager avec eux !

Cliquez ici pour accéder à la carte « Anywhere out of the world 2015 ».

Cliquez ici pour accéder aux textes sur le site i-voix.

"Maintenant : tenant en main le monde" (Michel Serres)

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« Dis-moi, mon âme, ma frêle âme glacée de pluie, que dirais-tu de t’envoler pour la côte Basque ? Ce pays est si beau qu’il se pare de mélancolie lorsqu’on le quitte. Là-bas, le bleu immense du ciel enlace la montagne. La mer ondule comme dansant au son d’une fête. Dans le vert tendre qui se déploie moutonnent les toits d’ardoises rouges. De la baie de Saint-Jean-de-Luz à celle de Hendaye, ondoie un murmure charmant, un froissement de feuilles et de terre chaude. Du haut de la Rhune coiffée de brume, nous n’aurons qu’à tendre les bras pour effleurer les nuages, et retirer nos doigts tout poudrés de ciel. Dans les ruelles, se coulant contre les murs blancs et les pavés tièdes inondés de lumière, flotte le sucre d’un parfum bleu et acidulé, au goût de myrtilles et de prunes gorgées de soleil. Là, nous pourrons prendre de longs bains de nuit calme, tressant le chant des grillons et l’odeur douce, fraîche et grisante de l’été. Dans l’air pulsera le pouls scintillant et lourd des orages olympiens, juste sous le liseré mauve de l’horizon. » (Extrait d’un poème de Morgane, 1 L 2014-2015)