« Je veux qu’on soit sincère et qu’en Homme d’honneur, / On ne lâche aucun mot qui ne parle du cœur. » : plusieurs classes du lycée assistent à la représentation au Quartz de la célèbre comédie de Molière …

Le Misanthrope ou l’Atrabilaire amoureux est une comédie de Molière en cinq actes et en alexandrins jouée pour la première fois le 4 juin 1666 au Théâtre du Palais-Royal : Alceste hait l’humanité tout entière, dénonce l’hypocrisie, la lâcheté et les compromissions de ses semblables, pourtant il aime la coquette Célimène …

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Les lycéens de l’Iroise découvrent ce classique du théâtre dans une mise en scène de Jean-François Sivadier, avec pour interprètes Nicolas Buchaud, Norah Krief, Vincent Guédon …

"Faut-il, face à une société aux valeurs dévoyées, se draper dans sa hautaine solitude, comme Alceste, ou composer avec le monde tel qu’il est, comme Philinte, son ami, qui représente la sagesse du juste milieu ? (…) Ce théâtre de tréteaux - superbe visuellement, par ailleurs, en raison de son sens de l’espace et des lumières -, qui s’invente sur le plateau à partir des acteurs, permet à Sivadier et à sa troupe de jouer de nombreuses variations sur une société en perpétuelle représentation." (Le Monde)

"Les perruques ou les bouts de perruques (Cécile Kretschmar) vont et viennent, les costumes sont des rêveries qui ne déplairaient pas à Jean-Paul Gaultier, et deviennent à l’occasion des partenaires de jeu. Les costumes et la scénographie disent d’abord une chose : le théâtre. La scène est une machine à jouer. Des chaises de cantine renversées auxquelles on adjoint des petites lumières : et voici des lustres. Le carrosse d’Arsinoé sera fait de bric, de broc et de chaises qui henniront comme des chevaux. Il y a toujours chez Sivadier, même quand il occupe un grand plateau et dispose de moyens respectables – comme c’est le cas pour ce « Misanthrope » qui va tourner jusqu’en juin –, l’idée que l’on peut toujours faire du théâtre avec trois bouts de ficelle." (Jean-Pierre Thibaudat)

Une pièce aux résonances toujours actuelles :

"Eh ! Madame, l’on loue, aujourd’hui, tout le Monde,

Et le Siècle, par là, n’a rien qu’on ne confonde ;

Tout est d’un grand mérite également doué

Ce n’est plus un Honneur, que de se voir louer

D’éloges, on regorge ; à la tête, on les jette,

Et mon Valet de Chambre est mis dans la gazette"

(Alceste à Arsinoé, acte III, scène 5)

Voir en ligne : Présentation sur le site du Quartz