Vendredi 26 octobre, les premières L de l’Iroise ont assisté à une étrange représentation : une mise en scène originale d’une pièce de Maeterlinck…

Les Aveugles (Source : Le Quartz) -  voir en grand cette image
Les Aveugles (Source : Le Quartz)

La pièce de Maeterlinck comprend un seul acte et fut écrite en 1890 : une douzaine de personnages aveugles dialoguent entre eux, immobiles, dans une quelconque île, leur guide ne répondant plus à l’appel …

Le metteur en scène Denis Marleau a conçu un dispositif scénique étonnant, un face-à-face dérangeant et émouvant : les spectateurs sont plongés dans une totale obscurité ; devant eux, 12 visages, comme autant de masques théâtraux ou mortuaires, dialoguent ou monologuent, partagent leur angoisse de l’abandon et de la mort, invitent à la compassion.

« Objet théâtral croisant l’installation vidéo d’art contemporain et les masques de la tragédie grecque, Les Aveugles propose une aventure sonore et textuelle dans l’univers de Maeterlinck en faisant ressortir la modernité de son questionnement sur le regard. » (Le Quartz)

ARTICLE DE BENEDICTE (1L) SUR LE BLOG I-VOIX

"Il y avait ce son, ce son qui m’a marqué. Ce son qui était présent régulièrement, qui revient à l’attaque sans cesse. Ce son qui marque un rythme, qui marque une ambiance. C’est un son qui a une importance importante dans la pièce. Ce bruitage indique un lieu, un état d’esprit. Il rend la pièce plus réelle. Ce son est un grondement, un bruit qui enfle puis qui cesse, qui revient puis il s’en va. Il ne cesse de jouer avec les acteurs, il apparaît et ensuite il s’évanouit. Au début j’ai pensé que ce n’était qu’un bruit, rien d’important. Puis il a placé l’ambiance, une ambiance qui tend vers le sinistre, l’incertitude, le doute. Il plonge la scène dans une atmosphère tendue, oppressante. Ce bruit était un grondement, j’ai cru que c’était un orage qui annonçait un évènement, de l’action. Mais il s’est avéré être le bruit de la mer qui gronde à côté des personnages. Il à placé dans mon esprit une image, un lieu. Ce son augmente lorsque un évènement va se produire il gronde plus fort et s’accompagne de bruitages, des bruitages qui ajoutent une crédibilité à la scène, on sent une sorte de suspens qui perturbe, qui intrigue, on attend de savoir ce qui va se passer, le son du grondement augmente, puis il cesse. Il repart ensuite dans son calme initial lorsque la scène est passée. J’ai aimé ce son, j’avais vraiment l’impression d’être avec eux, je voyais le lieu, je m’imaginais sur leur plage, je voyais même la mer à leur côté (si c’était réellement la mer), je voyais ce qu’ils sentaient, j’observais ce qu’ils déduisaient grâce à ce simple bruit. Ce bruit qui m’a transporté tout au long de la pièce. (Source i-voix)

A découvrir sur i-voix dans la catégorie « Théâtres », les impressions des spectateurs de l’Iroise…

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